James Ensor - 13 avril 1860 - 19 novembre 1949 James Ensor - 13 avril 1860 - 19 novembre 1949

James Ensor

13 avril 1860 • 19 novembre 1949

  • Le symbolisme

  • Expressionisme

  • Début du modernisme

James Sidney Edouard (Baron) Ensor est un peintre et graveur belge, ainsi qu'une influence importante sur l'expressionnisme et le surréalisme, qui vit à Ostende pendant toute sa vie. Il est associé au groupe de peintres Les XX. Alors que les premières œuvres d'Ensor, telles que La musique russe (1881) et Les Pochards (1883), représentent des scènes réalistes dans un style sombre, sa palette s'éclaircit ensuite et il commence à favoriser les sujets étranges. Des tableaux comme Les masques scandalisés (1883) et Squelettes se disputant un pendu (1891) présentent des personnages portant des masques grotesques inspirés de ceux vendus par le magasin de souvenirs de sa mère pour le carnaval annuel d'Ostende. Des sujets tels que les carnavals, les masques, les marionnettes, les squelettes et les allégories fantastiques dominent l'œuvre mature d'Ensor. Ensor déguisent des squelettes dans son atelier et les arrange sur la toile en des tableaux colorés et énigmatiques, et utilise les masques pour apporter un élément théâtral dans ses natures mortes. Attiré par les formes plastiques des masques, leurs couleurs vives ainsi que leur impact psychologique potentiel, il crée un format dans lequel il peut peindre en toute liberté. Les quatre ans entre 1888 et 1892 marquent un tournant dans l'œuvre d'Ensor. Il se tourne vers des thèmes religieux, souvent les tourments du Christ. Ensor interprète ces thèmes religieux comme un dégoût personnel pour l'inhumanité du monde. Rien qu'en 1888, il produit quarante-cinq eaux-fortes ainsi que son tableau le plus ambitieux, l'immense Entrée du Christ dans Bruxelles, en 1889. Considérée comme "un précurseur de l'expressionnisme du vingtième siècle", on voit dans cette composition, qui développe un thème déjà traité par Ensor dans son dessin Les Auréoles du Christ de 1885, une grande foule de carnaval portant des masques grotesques et s'avançant vers le spectateur. Dans la foule, on reconnaît des politiciens belges, des figures historiques ainsi que des membres de la famille d'Ensor. Presque perdu dans cette foule grouillante se trouve le Christ sur son âne; bien qu'Ensor soit athée, il s'identifie au Christ en tant que victime de railleries. Alors qu'Ensor atteint une reconnaissance tardive au cours des dernières années du XIXe siècle, son style s'adoucit et il peint moins. Les critiques voient généralement les cinquante dernières années de la vie d'Ensor comme une longue période de déclin. Le sarcasme incisif et la scatologie qui caractérisent son œuvre à partir du milieu des années 1880 sont moins apparents dans ses quelques compositions ultérieures, et la plupart de sa production consiste en des réitérations anodines de ses œuvres précédentes. Les œuvres importantes de la dernière période d'Ensor sont Ma mère morte (1915), une peinture sobre de sa mère sur son lit de mort avec des bouteilles de médicaments mises en évidence au premier plan, et Les ignobles vivisecteurs (1925), une attaque véhémente contre les responsables de l'utilisation d'animaux dans les expérimentations médicales.