Le titre de ce tableau fait référence au poème épique Childe Harold’s Pilgrimage de Lord Byron, une œuvre qui médite sur la grandeur et le déclin de l’Italie. Pour Byron, l’Italie était une terre marquée par la perte de la liberté politique, mais toujours rayonnante de beauté. La peinture de Turner s’inscrit dans cette réflexion, offrant une vision ample et atmosphérique du paysage italien, où les traces du passé coexistent avec un sentiment de splendeur persistante.
Le sujet a peut-être été en partie influencé par l’exposition de la Royal Academy de 1829. La toile de Turner comprend notamment, au premier plan à gauche, un élément de nature morte soigneusement disposé, le vase ayant d’ailleurs été initialement ajouté sous forme de feuille séparée avant d’être intégré à la peinture. Bien que l’œuvre ait été admirée en son temps, des critiques ultérieurs, notamment John Ruskin, ont déploré sa détérioration. Ruskin soulignait la fragilité et l’instabilité des pigments et des techniques de Turner, estimant que les altérations de couleur et de surface avaient profondément transformé l’œuvre au fil du temps.
Malgré ces dommages, il reconnaissait la beauté durable du paysage, en particulier dans la partie droite, dont les formes s’inspirent des souvenirs de Turner des gorges de Narni et des contreforts des Apennins baignés par la lumière du soir.
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P.P.S. J. M. W. Turner est l’un des artistes britanniques les plus célèbres. Mais connaissez-vous vraiment son œuvre ? Testez-vous avec notre jeu-questionnaire dédié au peintre !
Joseph Mallord William Turner