Photographie nocturne de points noirs, petites entités de force subtilisante (germe de l'âme) by Hippolyte Baraduc - 1913 Bibliothèque publique de Boston Photographie nocturne de points noirs, petites entités de force subtilisante (germe de l'âme) by Hippolyte Baraduc - 1913 Bibliothèque publique de Boston

Photographie nocturne de points noirs, petites entités de force subtilisante (germe de l'âme)

Plaque photographique en verre •

  • Hippolyte Baraduc - November 15, 1850 - May 1, 1909 Hippolyte Baraduc

    1913

Pour célébrer la Journée mondiale de la photographie, nous nous penchons aujourd’hui sur l’un des chapitres les plus extraordinaires et passionnants de l’histoire de la photographie : les tentatives d’Hippolyte Baraduc pour capturer l’invisible.

Publié en 1896, L’âme humaine : ses mouvements, ses lumières et l’iconographie de l’invisible fluidique présente les théories singulières du médecin français Hippolyte Baraduc, qui croyait que les êtres vivants étaient imprégnés d’une force cosmique invisible qu’il appelait le « liquide odique ». Selon Baraduc, cette énergie vitale existait au sein d’un milieu omniprésent qu’il nommait « Somod » et pouvait être rendue visible grâce à un procédé photographique qu’il qualifiait d’« iconographie ».

Rejetant la photographie conventionnelle, Baraduc affirmait que des plaques photographiques spécialement préparées pouvaient enregistrer les émanations invisibles des pensées, des émotions et de l’âme humaine. Se passant souvent complètement d’objectif d’appareil photo, il plaçait les plaques directement contre le corps (parfois même contre le front), convaincu qu’elles pouvaient enregistrer la « lumière intérieure » d’un individu grâce à des courants électrovitaux plutôt qu’à la lumière solaire réfléchie. Les images ainsi obtenues, qu’il interprétait comme des preuves visuelles de forces psychiques et spirituelles, comprenaient des formes abstraites, des halos, des toiles lumineuses, des empreintes de mains et des motifs rayonnants qu’il identifiait comme des manifestations de la prière, du chagrin, de la pensée ou de l’âme elle-même.

Aujourd’hui, les théories de Baraduc sont considérées comme pseudoscientifiques, et ses affirmations en matière de photographie ont depuis longtemps été discréditées. Pourtant, son œuvre occupe une place fascinante à la croisée de la photographie, de la médecine, de la psychologie et des croyances occultes au tournant du XXe siècle. Médecin respecté ayant collaboré avec des neurologues à l’hôpital de la Salpêtrière, Baraduc mena ses expériences à une époque où les frontières entre la recherche scientifique et la spéculation spirituelle restaient remarquablement floues.

P.S. Un autre phénomène surnaturel né de la fascination victorienne pour la photographie fut la photographie spirite, qui prétendait capturer les fantômes des défunts aux côtés des vivants.

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